Le corps se trahit par la musique avec Faceless

par Romain Thomas 21 février

Selon la bio disponible sur son site l’artiste belge Jefta Hoekendijk “un jeune passionné de 24 ans qui mélange photographie, peinture et arts numériques. Son travail est essentiellement basé sur le corps qu’il exploite de différentes façons en y incrustant des textures ou en l’habillant d’images.”

Faceless fonctionne avec un appareil photo dont le temps de pose dure plusieurs minutes, ou un logiciel qui capte les mouvements dans le cadre d’une caméra et les incruste dans le rendu d’une photo fixe avec un filé. Les personnes en face de l’objectif ont comme directive de ne pas sortir du cadre et d’écouter un morceau choisi par eux ou l’artiste. Durant les quelques minutes de ces pistes d’albums, ce sont d’un côté les changements invisibles de figures ainsi que les micro-mouvements entraînés par la musique qui apparaissent, et de l’autre la simple vibration corporelle, la trahison du corps pas si soumis à l’esprit. Le sujet “donne sa chance au morceau; peut-être s’ennuiera-t-il, peut-être la découverte sera-t-elle positive. Absorbé, il peut alors se laisser aller. On verra ainsi son visage se modifier au fur et à mesure: des micro-expressions, à un réel lâcher prise du corps, voir de l’esprit, le portrait évoluera, jusqu’à saturation des émotions, aboutissant à un masque défiguré. Le visage perd sa singularité pour devenir une masse informe, collective.”

Crédits photo: Jefta Hoekendijk

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